
15-11-2025
Le Radar : Le Califat ne permet pas l'existence de copies déformées de l'armée dans l'État.
Par Professeur/Ghada Abdel-Jabbar (Oum Awab)
Le 26 octobre 2025, la ville d'Al-Fasher, au Darfour, s'est transformée en une scène de crime ouverte, dès le retrait de la division des forces armées présente dans la ville et l'entrée des forces de soutien rapide. En peu de temps, les scènes en provenance de la ville ont choqué le monde, en raison des opérations de meurtre de masse, de torture et d'humiliation des victimes qu'elles ont documentées, dans une scène qui n'était pas une exception, mais plutôt une extension d'une approche profondément enracinée et répétée de la violence suivie par ces forces depuis leur création il y a 22 ans.
Al-Fasher n'est pas la première et ne sera pas la dernière, à moins que l'on ne mette un terme à ce corps cancéreux en expansion, appelé Forces de soutien rapide. Depuis leur implication dans le conflit armé avec l'armée soudanaise au Darfour en 2003, le meurtre de masse a été un élément essentiel de leurs tactiques, et le viol, le déplacement, la torture systématique, le pillage, le vol et l'incendie font partie de leurs plans militaires. Au Darfour, depuis 2003, des centaines de villages ont été détruits, selon la même méthode violente. Lors du sit-in du commandement général à Khartoum en 2019, les Forces de soutien rapide ont participé à la dispersion du sit-in et leurs éléments ont documenté les atrocités de leurs propres mains. Quant à la ville de Geneina en 2023, des rapports des Nations unies ont indiqué qu'entre 10 000 et 15 000 personnes ont été tuées, puis dans la mémoire des crimes et des catastrophes dans les villes de Khartoum et les villages de l'État d'Al-Jazira, jusqu'à Al-Fasher qui souffre encore des malheurs des Forces de soutien rapide !
Ainsi, les Forces de soutien rapide, créées pour être le bras de l'armée, se sont transformées en une force militaire parallèle, grâce à l'augmentation de leurs ressources et de leur statut au point de rivaliser avec l'armée, et cela s'est fait par le biais des institutions de l'État. De là, on peut affirmer que la légalisation des milices, quel que soit le but de leur création, ne signifie pas les contrôler, mais comme cela s'est produit dans le modèle des Forces de soutien rapide, la légalisation a conduit à leur indépendance et leur a fourni une couverture légale pour se développer, devenant ainsi un cancer utilisé par d'autres pays pour mettre en œuvre leurs plans.
Les fidèles de l'armée ont encore la possibilité d'empêcher les combats entre musulmans et d'empêcher la fragmentation du pays par le biais du mécanisme des milices, en prenant le contrôle total du pays et en freinant Al-Burhan qui crée chaque matin une nouvelle milice, dont certaines sont même entraînées à l'étranger. La procédure correcte et légitime consiste à dissoudre et à liquider toutes ces milices, en particulier les Forces de soutien rapide, et à traduire tous leurs dirigeants devant des tribunaux équitables. Il faut immédiatement intégrer toutes les milices et les mouvements armés dans l'armée, démanteler leurs bannières et créer une armée régulière unique basée sur la doctrine de l'islam.
L'État du Califat ne permet pas l'existence de copies déformées des forces régulières, utilisées de l'extérieur pour démanteler et affaiblir l'État, mais se dresse à l'affût de quiconque ose manipuler la sécurité du pays et des gens.
Source : Le Radar