Communiqué de presse
A Gabès : une catastrophe environnementale et humanitaire… et une punition collective pour les générations
La ville de Gabès est frappée par une catastrophe majeure, dont les émanations du complexe chimique industriel étouffent lentement sa respiration.
Alors que les habitants attendent toujours un dirigeant qui ne vient pas mettre fin aux dommages considérables causés à leur vie, une caravane d'unités de sécurité est venue réprimer les marches pacifiques massives d'enfants, de femmes et de personnes âgées, en les affrontant avec des gaz lacrymogènes !
De plus, la police a arrêté plus de 70 personnes pendant les heures de la nuit de vendredi, et le nombre a augmenté à l'aube, certaines personnes ayant été emmenées de chez elles, comme l'a souligné Khair Eddine Dabiya, membre de la campagne "Arrêtez la pollution". Certains d'entre eux ont été déférés en état de présentation et d'autres ont été transférés en prison, de sorte que les revendications des manifestants sont passées de l'arrêt de la pollution à la libération des détenus !
Face à ces développements, nous, au Bureau des médias du Hizb ut-Tahrir/Wilaya de Tunisie, affirmons ce qui suit :
1- Les revendications des manifestants visant au démantèlement et à la fermeture des unités industrielles polluantes sont des revendications légitimes auxquelles l'autorité doit se conformer immédiatement, d'autant plus que la décision de démantèlement des unités a été prise depuis 2017, et le conseil local de Gabès avait déjà averti que ces unités constituaient une menace directe pour la vie.
2- L'usage de la violence et l'arrestation ne feront qu'aggraver la situation et révèlent une fois de plus l'incapacité de nos dirigeants et leur aliénation de la souveraineté face aux devoirs de protection les plus élémentaires, car ils s'empressent d'utiliser le bâton du pouvoir et de nier les droits légitimes des personnes à une vie digne.
Ô peuple de la verte Tunisie :
La saleté qui emplit notre environnement est une conséquence naturelle d'un système capitaliste avide dont la seule préoccupation est le profit et l'augmentation de la production, et ce qui se passe aujourd'hui à Gabès n'est pas une exception, mais un exemple de la pollution causée par le gaz fossile à Kairouan, les déchets nucléaires à Douz, le problème des ordures à Sfax et les projets d'hydrogène vert dans un avenir proche.
Le problème de l'environnement ne peut être résolu radicalement que sous le califat rationnel selon la voie de la prophétie, l'État qui possède sa décision et ajuste ses actions selon la balance de la charia, craignant Dieu dans le pays et envers les serviteurs, coupant la main du colonialisme en annulant les accords internationaux qui consacrent la dépendance et pillent les richesses et l'exploitation des ressources au détriment de nos enfants et de notre environnement.
D'après Abou Dharr (qu'Allah l'agrée), le Prophète ﷺ a dit : « Ma nation m'a été présentée avec ses bonnes et mauvaises actions. J'ai vu parmi les bonnes actions l'enlèvement d'un obstacle sur le chemin, et parmi les mauvaises actions, un crachat dans la mosquée qui n'est pas enterré. »
Le bureau des médias du Hizb ut-Tahrir
Dans la Wilaya de Tunisie