Gaza et le réveil de la nation
Le sacrifice est une preuve de la vérité
Ces deux dernières années ont suffi à graver Gaza dans la conscience de la nation comme le cœur saignant de l'Islam qui n'a pas été brisé. Deux années de génocide, de famine et de destruction ont montré que les bombes peuvent détruire des maisons, mais elles ne peuvent pas vaincre la volonté d'une nation croyante. Les occupants ont cherché à anéantir le peuple de Gaza, mais ils sont devenus des montagnes, ils ont essayé d'éteindre leur lumière, mais ils sont devenus une flamme, et ils ont essayé d'affamer leurs corps, mais ils n'ont pas pu voler leur foi.
Gaza a révélé la faillite de ce qu'on appelle le "monde civilisé", dont les slogans sur les droits de l'homme se sont évaporés sous le poids de sa complicité, et elle a révélé la trahison des dirigeants musulmans et le silence de nombreux érudits qui orientent la nation vers de fausses solutions.
Bien que Gaza ne soit pas la seule blessure qui saigne, elle rappelle que la nation est un seul corps qui saigne au Soudan, en Syrie, au Cachemire, dans les camps de Rohingyas, au Xinjiang (Turkestan oriental) et dans d'autres pays musulmans.
Le sang de Gaza est devenu plus qu'une tragédie ; c'est un témoignage, c'est le prix inévitable à payer pour la renaissance du rôle de l'Islam dans le monde ; le martyre, la faim et la tristesse ne sont pas des conséquences accidentelles, mais un creuset dans lequel se façonnent la fierté et la victoire.
Allah Tout-Puissant nous rappelle dans Sa parole : ﴿Pensiez-vous entrer au Paradis sans qu'Allah ne reconnaisse ceux d'entre vous qui ont combattu et ne reconnaisse ceux qui sont endurants ?﴾ [Sourate Al-Imran : 142].
La fermeté du peuple de Gaza est devenue un message divin pour les musulmans d'Occident : nous ne pouvons pas rester des observateurs passifs ; notre responsabilité n'est pas de nous replier sur nous-mêmes et de nous engager dans des activités en fonction de notre confort et de ce que le temps nous permet seulement, mais de nous mobiliser pour affronter les forces de l'injustice et de la tyrannie, car la lutte n'est pas seulement la lutte du peuple de Gaza, mais aussi notre lutte.
Le mirage de la solution à deux États et de la paix négociée
En contrepartie des sacrifices du peuple de Gaza, un autre champ de bataille s'étend dans le domaine de la politique. La solution à deux États révèle comment Washington, depuis 1959, a soigneusement préparé le dossier palestinien pour qu'il soit un projet contrôlé : préserver une entité sioniste tout en apaisant les musulmans avec des promesses d'un "État palestinien". De Camp David à Oslo, des accords d'Abraham aux propositions de Biden et Trump, l'essence n'a pas changé ; les Palestiniens se voient offrir une fausse autonomie sans souveraineté, une police sans armée et un drapeau sans pouvoir réel.
Que les Républicains ou les Démocrates arrivent au pouvoir, la politique reste la même : assurer l'occupation, apaiser les musulmans et occuper la nation avec des négociations sans fin. C'est là que réside l'essence de l'illusion : chaque fois que la nation essaie de se relever, une nouvelle "solution" apparaît comme Oslo, des feuilles de route, des pourparlers de paix et le plan en vingt points de Trump, qui sont toutes des promesses de solutions mais qui conduisent à la paralysie. Les illusions sont devenues un moyen d'égarer et d'anesthésier la nation pour qu'elle accepte leur "paix" comme un destin inévitable.
Gaza nous a appris que les chars ne sont pas arrêtés par des pétitions et des dénonciations, que les bombes ne sont pas arrêtées par les résolutions des Nations unies, et que la volonté seule ne libère pas. La nation islamique a d'énormes ressources : deux milliards de musulmans, de vastes richesses et des armées puissantes. Ce qui nous entrave, ce n'est pas l'incapacité ou la faiblesse, mais la trahison des dirigeants au plus haut sommet. La libération de la nation ferme et enracinée nécessite des moyens pratiques par le biais d'une intervention militaire et la suppression des vestiges du colonialisme occidental et de ses agents parmi les dirigeants.
Le changement commence par une clarté de principe : rejeter les illusions, démasquer les faux dirigeants et reconnaître le Califat - un commandement d'Allah Tout-Puissant - comme le seul système capable d'unifier et de mobiliser la nation. Historiquement, par exemple, Jérusalem sous la domination de l'Islam était un refuge où les musulmans et les chrétiens vivaient en sécurité pendant des siècles. Aujourd'hui, sous les régimes laïques coloniaux, Jérusalem est devenue un centre et un symbole de l'effusion de sang.
Un appel auquel il faut répondre
Les musulmans d'Amérique doivent d'abord prendre conscience du rôle de l'Amérique dans la perpétuation de l'injustice et de l'oppression dans les pays musulmans. Trump et Biden affichent ouvertement leur loyauté envers le sionisme, fournissent des armes et de l'argent à l'occupation, tout en réprimant l'opposition à la guerre à l'intérieur du pays. Deuxièmement, l'activité politique ne se limite pas aux pressions, aux appels, aux prières et aux aumônes. Troisièmement, la solution n'est ni la "solution à deux États" ni aucun "plan de paix" proposé par l'Occident.
Au lieu de cela, le devoir est d'approfondir notre clarté de principe, de nous organiser au sein de nos communautés et de relier la douleur de Gaza au projet plus large de renaissance du système de justice de l'Islam. Notre activité politique doit se concentrer sur l'appel aux armées musulmanes à intervenir pour libérer Gaza. Dans le même temps, nous devons appeler à la destitution des dirigeants musulmans et à l'établissement du Califat selon la voie de la prophétie dans les pays islamiques. Nos conférences, nos discours et nos conversations doivent contrer les illusions qui nous entravent et se concentrer sur la solution ci-dessus.
Gaza est un miroir pour la nation, ses ruines reflètent notre faiblesse, mais sa résistance révèle également notre potentiel. Ses orphelins condamnent nos dirigeants et réveillent notre conscience. Et sa fermeté prouve que même face à la faim et au siège, la foi ne peut être vaincue.
Le prix est élevé, mais la récompense est plus précieuse et plus grande. Et le destin de la nation n'est pas des "négociations gérées" ou une "autonomie fragile", mais son destin est de se relever une fois de plus sous une direction sincère, pour apporter la justice de l'Islam à l'humanité et libérer la mosquée Al-Aqsa dans le cadre du dépôt divin qui lui est confié. Le sang de Gaza et la fermeté de la foi indiquent tous une seule conclusion : la voie optimale est de faire revivre le Califat selon la voie de la prophétie, et le moment de s'engager est maintenant.
﴿Ô vous qui croyez ! Répondez à Allah et au Messager lorsqu'il vous appelle à ce qui vous donne la (vraie) vie﴾