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Fabrication du "Moufti Rachid" à l'ère de l'intelligence artificielle : fabrication d'une jurisprudence sur mesure pour l'Occident et ses régimes clients
Press Release

Fabrication du "Moufti Rachid" à l'ère de l'intelligence artificielle : fabrication d'une jurisprudence sur mesure pour l'Occident et ses régimes clients

August 13, 2025
Location

Communiqué de presse


Fabrication du "Moufti Rachid" à l'ère de l'intelligence artificielle
Fabrication d'une jurisprudence sur mesure pour l'Occident et ses régimes clients


Face à l'effondrement politique et intellectuel que vit la nation islamique, et à un moment où les conspirations contre sa religion et ses règles s'enchaînent, les régimes au pouvoir et leurs outils issus des institutions religieuses officielles apparaissent avec des conférences portant des slogans brillants et des termes technologiques passionnants, pour donner à leur projet de falsification de la religion une touche de "modernité" et de "développement". Parmi celles-ci, la conférence sur la "Fabrication du Moufti Rachid à l'ère de l'intelligence artificielle", organisée par Dar al-Ifta égyptienne sous le parrainage direct du chef du régime, Abdel Fattah al-Sissi.


Le titre pourrait laisser croire que le "Moufti Rachid" est celui qui se caractérise par une connaissance juridique profonde, une piété et un respect des textes, et que l'intelligence artificielle n'est qu'un moyen de le servir, mais la vérité est que le mot Rachid ici ne signifie que l'obéissant au dirigeant, celui qui est contrôlé par son agenda, et programmé pour des fatwas qui correspondent à ses politiques et servent les intérêts de ses maîtres en Occident.


Quant à l'ère de l'intelligence artificielle, il ne s'agit pas d'utiliser la technologie pour soutenir l'islam, mais de la plier pour contrôler l'émission de fatwas dans un cadre défini, de sorte que la fatwa soit contrôlée et que tout avis juridique qui s'oppose à la volonté du régime ou dénonce sa trahison soit éliminé.


La conférence intervient à un moment où les vagues de colère populaire montent face aux politiques des régimes dans les pays musulmans, et où la conscience de la nation grandit face à la trahison de ses constantes par les dirigeants, comme la question de la Palestine, l'alliance avec les ennemis de l'islam et l'application de systèmes de mécréance.


Ces régimes savent que la fatwa juridique sincère qui dit la vérité représente un danger pour leur survie, car elle révèle l'illégitimité de leur pouvoir et les juge selon la démocratie de l'Occident mécréant. Ils s'efforcent donc de redéfinir la fonction du moufti, de celui qui exprime le jugement de Dieu basé sur les preuves juridiques dont la source est la révélation, à un fonctionnaire qui justifie les décisions et adapte les textes pour qu'ils correspondent aux politiques de l'État, c'est-à-dire que sa fatwa est basée sur la passion et non sur la révélation.


L'intelligence artificielle dans le contexte de cette conférence n'est qu'un outil pour centraliser et contrôler l'émission de fatwas. Au lieu de demander à un érudit sincère chez lui ou dans sa mosquée, le musulman est renvoyé vers une "plateforme numérique" sous la supervision de l'État, où les algorithmes sont conçus selon des critères politiques et sécuritaires, filtrant ainsi uniquement les réponses autorisées.


Cela signifie que la fatwa sera soumise à une double surveillance : d'abord une surveillance humaine exercée par l'institution officielle soumise au dirigeant. Et deuxièmement, une surveillance technique programmée pour filtrer tout contenu qui contredit la ligne politique, condamne l'injustice, appelle au jihad contre l'occupant ou exige l'application de la charia dans la réalité des gens.


Dans leur conception, le "Moufti Rachid" est celui qui relie la fatwa aux lois positives et en fait une référence supérieure au jugement de Dieu dans l'application pratique. C'est celui qui évite tout ce qui dérange le dirigeant ou menace ses intérêts, même s'il s'agit d'un texte juridique explicite. C'est celui qui fait passer la normalisation avec les mécréants et les occupants sous prétexte d'intérêts et d'équilibres. C'est celui qui justifie les traités internationaux contraires à la charia en les considérant comme une "nécessité" ou des "obligations internationales".


Ces conférences, en réalité, relèvent de la modification et de la falsification de la religion, car leur fonction principale n'est pas de rechercher le jugement de Dieu, mais de diluer cette religion, de la domestiquer et de fabriquer des jugements alternatifs qui prennent l'apparence de la charia, alors qu'ils sont en substance une soumission à la passion et un éloignement de la voie de Dieu. Dieu Tout-Puissant a dit : ﴿Juge alors parmi eux d'après ce qu'Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions﴾ Le jugement et la fatwa autres que ce qu'Allah a révélé sont une soumission à la passion et une satisfaction des dirigeants et de leurs maîtres, ce que Dieu a interdit de manière catégorique, tout comme le Prophète ﷺ a mis en garde contre les mauvais savants qui vendent leur religion contre un bien de ce monde, en disant : « Ce que je crains le plus pour ma nation, ce sont les imams qui égarent ».


En principe, l'intelligence artificielle peut être un outil puissant au service de la jurisprudence, en collectant les textes, en triant les opinions et en rapprochant l'information du chercheur. Mais lorsque les régimes la placent entre les mains de leurs institutions subordonnées, elle se transforme en un outil dangereux pour restreindre l'émission de fatwas et masquer l'opinion juridique correcte. Dans ce contexte, l'intelligence artificielle devient une extension des services de sécurité, mais avec un visage scientifique et technologique, de sorte que le demandeur de fatwa pense qu'il a affaire à une machine neutre, alors qu'en réalité il est soumis à une programmation qui porte un agenda politique.
Le véritable objectif de cette conférence n'est pas de développer l'émission de fatwas, mais :


1. De renforcer le contrôle de l'émission de fatwas à l'échelle mondiale par le biais du Secrétariat général des maisons et des organismes de fatwas dans le monde, et d'en faire un centre qui coordonne les positions religieuses au service des dirigeants.


2. De commercialiser l'islam domestiqué qui accepte les frontières politiques artificielles, le recours aux lois positives et la normalisation avec les ennemis.


3. De neutraliser la fatwa vis-à-vis de la politique légale et de l'éloigner des questions existentielles de la nation, telles que la libération de la Palestine, le renversement des régimes injustes et le rejet de l'hégémonie occidentale.


4. De légitimer les décisions du dirigeant, de sorte que la fatwa soit prête à justifier tout accord, traité ou alliance, même avec un ennemi occupant.


Ces conférences constituent un danger accru :


Premièrement : la confusion des concepts, où le vrai et le faux se mélangent sous le slogan de la "modération" et de la "rectitude".


Deuxièmement : la production d'une génération de mouftis qui n'osent pas dire la vérité, mais considèrent que leur mission est de justifier ce que veut le pouvoir.


Troisièmement : tuer l'esprit d'ijtihad, car la plateforme numérique raccourcira le chemin en donnant une réponse unifiée qui n'accepte pas la discussion.


Le devoir de la nation, de ses savants, de ses prédicateurs et de ses jeunes, est de dénoncer ces conférences, d'en révéler la vérité aux gens et de mettre en garde contre le fait de prendre la religion auprès d'institutions officielles qui dénaturent les paroles de leur sens. Il faut également rétablir la question de l'ijtihad et de la fatwa à leur place naturelle : dire la vérité face au sultan injuste, et non se soumettre à lui. Le Prophète ﷺ a dit : « Le meilleur jihad est une parole de vérité devant un sultan injuste ». La nation a besoin de savants pieux, et non de fonctionnaires ou d'une "plateforme" manipulée par les ficelles de la politique.


Nous mettons en garde les musulmans contre le fait de se laisser tromper par l'éclat de la technologie ou les mots fleuris, car la balance de la vérité est le Livre d'Allah et la Sunna de Son Messager, et non ce que produisent les plateformes ou les conférences des régimes. Que tous sachent que l'intelligence artificielle, quelle que soit sa capacité, ne peut pas remplacer un cœur croyant qui craint Allah et une langue véridique qui dit la vérité, et que la fatwa n'est juste que si elle part de l'application de la loi d'Allah seul, et non des diktats du dirigeant ou de ses programmes.


﴿Et lorsqu'Allah prit l'engagement de ceux auxquels le Livre avait été donné : "Exposez-le, certes, aux gens et ne le cachez point". Mais ils le rejetèrent derrière leur dos et le vendirent à vil prix. Quel mauvais commerce ils ont fait !﴾

Le bureau des médias du Hizb ut-Tahrir
Dans la Wilayah d'Égypte

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