Sortir par la porte, et entrer par la fenêtre
(Traduit)
Nouvelle :
Trump dit que "de mauvaises choses" se produiront si l'Afghanistan ne restitue pas la base aérienne de Bagram. (Reuters)
Commentaire :
Une fois de plus, l'Amérique révèle son arrogance devant le monde. L'avertissement de Donald Trump selon lequel de mauvaises choses se produiront si l'Afghanistan ne rend pas la base aérienne de Bagram reflète le même ton colonial qui a toujours caractérisé sa politique envers les pays islamiques. De tels mots ne sont pas le langage d'États souverains traitant sur un pied d'égalité, mais plutôt les diktats d'un colonisateur qui considère les pays islamiques comme un point militaire pour ses ambitions. C'est la vraie nature de la politique occidentale : la coercition, la menace et le mépris de la souveraineté de nos terres.
L'insistance de l'Amérique à restaurer une base en Afghanistan confirme sa dépendance à l'égard des pays islamiques pour projeter sa puissance militaire. Sans de tels bastions, l'Amérique ne peut pas contrôler la région ni contenir ses rivaux. Bagram ne concerne pas la sécurité de l'Afghanistan, mais plutôt l'hégémonie américaine, garantissant que les musulmans restent divisés et soumis pendant que leurs terres et leurs ressources servent les intérêts étrangers.
Ce qui est clair, c'est que l'Amérique, malgré sa défaite militaire en Afghanistan, n'a pas subi de défaite politique. Pendant deux décennies, elle a reconnu les richesses de l'Afghanistan, mais les a délibérément laissées sous-développées, pour s'assurer que les talibans n'héritent que de la ruine. Au lieu de s'unir à la nation islamique au sens large pour remplir le devoir islamique d'établir le Califat, les talibans se sont confinés à l'intérieur des frontières coloniales et ont cherché à obtenir la légitimité des mêmes puissances qui ont détruit le pays !
Les paroles de Trump aujourd'hui confirment cette vérité : l'Amérique n'a jamais quitté l'Afghanistan, mais a plutôt laissé derrière elle un État faible et limité, susceptible de manipulations extérieures. En reconnaissant que l'Afghanistan "a besoin de ce que nous offrons", et en soulignant l'importance stratégique de la base de Bagram, Washington montre que son occupation n'est pas terminée, mais a simplement changé de forme. C'est l'essence de la politique coloniale : détruire, limiter et revenir chaque fois que les intérêts l'exigent.
Il ne s'agit pas seulement d'une seule base aérienne, mais d'un conflit mondial : l'aspiration de la nation à l'indépendance contre la détermination de l'Occident à maintenir son contrôle. Nous devons rejeter ces menaces arrogantes et réaliser que la véritable libération ne viendra pas d'accords étrangers, de régimes clients ou de slogans vides. Elle ne se réalisera que par l'unité sur l'islam en établissant le Califat selon la méthode prophétique, qui protégera nos pays et éliminera l'influence coloniale de manière décisive.
Écrit pour la radio du Bureau central des médias de Hizb ut-Tahrir
Haitham bin Thabit
Le représentant médiatique de Hizb ut-Tahrir en Amérique