Les détenus de force dans les prisons d'Idlib sont une priorité, Monsieur le Ministre
La nouvelle :
Le ministère syrien de la Justice a réaffirmé sa position constante à l'égard du dossier des personnes disparues de force, considérant cette question comme une priorité nationale urgente qui nécessite une action sérieuse. Cette déclaration a été publiée par le ministère à l'occasion de la Journée internationale de solidarité avec les personnes disparues et disparues de force.
Le ministre de la Justice, Mazhar Al-Ouis, a décrit cette affaire comme l'un des crimes les plus odieux commis par le régime déchu de Bachar al-Assad, soulignant qu'elle avait des dimensions humaines profondes qui ne pouvaient être ignorées. Il a également insisté sur l'engagement du ministère à révéler le sort des personnes disparues, à traduire les responsables en justice et à prendre des mesures juridiques pour garantir la réparation des dommages et atténuer les souffrances des familles des victimes, ajoutant que le processus de réforme institutionnelle était en cours pour renforcer la capacité du ministère à traiter ces dossiers dans le cadre de l'État de droit et de la justice transitionnelle, et en coordination avec les institutions nationales concernées, en particulier l'Autorité nationale pour les personnes disparues.
Le commentaire :
Pendant des décennies, le dossier des disparitions forcées a été un nœud coulant pour le régime d'Al-Assad, et ce dossier était l'une des questions les plus embarrassantes pour lui dans les forums et les positions internationales. C'était même l'une des principales causes du mécontentement populaire qui a déclenché une révolution massive qui a duré plus d'une décennie. Lors de chaque manifestation, les membres de la révolution scandaient les noms de leurs fils disparus ; à chaque arrêt, ils brandissaient leurs photos exigeant la révélation de leur sort et leur libération. Ce dossier était un carburant supplémentaire qui alimentait la flamme de la révolution.
Et aujourd'hui, vous, Monsieur le Ministre, avez goûté à l'amertume des prisons et vu les actes des oppresseurs, alors prenez garde à ne pas suivre le même chemin ou à être la cause de l'ouverture d'une nouvelle porte à l'injustice. Le dossier des prisonniers d'opinion à Idlib est un dossier important et dangereux. Pour quel péché les prédicateurs, les moudjahidines et les jeunes sont-ils cachés à leurs familles ?! Est-ce simplement parce qu'ils demandent la libération de la décision politique et militaire, une demande que vous avez approuvée à plusieurs reprises dans les conseils ? Ou parce qu'ils ont appelé à l'ouverture des fronts et à la libération du pays ?! Et est-ce considéré comme un crime grave qui justifie la prise d'assaut des maisons et l'arrestation de leurs propriétaires dans des scènes qui ne diffèrent pas de ce que faisait le régime contre lequel le peuple s'est révolté ?!
Il est devenu impératif pour vous aujourd'hui de clore ce dossier, et de mettre fin à la politique de disparition forcée à Idlib, avant de parler des crimes de ceux qui ont habité vos maisons et ont vu de leurs propres yeux comment Dieu a brisé leur dos et en a fait des exemples. Il est douloureux de voir des médiations libérer des personnalités liées à des relations avec des Juifs, tandis que les hommes libres et purs restent derrière les barreaux ! Et il est exaspérant de dire à ceux qui nous ont tués, ont détruit nos maisons et ont violé notre honneur : « Allez, vous êtes libre » ! Quelle logique est-ce là ?!
Le pire est que certains d'entre eux sortent dans des enregistrements vidéo se vantant d'avoir libéré des dizaines d'officiers du renseignement parce qu'ils se sont « réconciliés » ! Avec qui se sont-ils réconciliés ?! Le différend entre eux et le peuple était-il simplement un différend sur l'argent ou la terre ?! C'était une lutte pour la religion, la dignité et le sang, et elle ne doit pas être réduite à ces règlements suspects.
Je ne vais pas m'attarder sur les expressions et les termes qui ont été utilisés et que j'ai rejetés auparavant comme étant « ignorants », mais je me contenterai de dire : libérez les hommes libres et purs, les prédicateurs et les moudjahidines disparus de force dans les prisons d'Idlib, blanchissez la page, et tenez compte de ceux qui vous ont précédés et qui ont subi le destin de Dieu. Il y a là un avertissement et un rappel.
Écrit pour la radio du Bureau central d'information du parti de la libération
Abdou Al-Dali
Membre du bureau d'information du parti de la libération dans l'État de Syrie