
25/07/2025
Le Radar : Les milices armées sont un mal qui doit être éliminé, pas seulement chassé de la capitale !
Par Maître/Mohammad Jameh (Abou Ayman)
Le président du Conseil de souveraineté soudanais, Abdel Fattah al-Burhan, a publié vendredi un décret ordonnant le retrait des formations militaires de la capitale soudanaise, Khartoum, dans un délai de deux semaines. (Soudan Tribune, 18/07/2025)
Les milices et les mouvements armés sont restés un poignard empoisonné dans le corps du Soudan, coupant ses parties et déchirant son tissu social. L'ennemi infidèle colonisateur les utilise même pour mettre en œuvre ses plans ignobles.
La sécession du Sud a été réalisée grâce à la complicité du Mouvement populaire avec le gouvernement d'al-Bashir, sous le patronage et la supervision américains, en organisant des négociations sur ce qu'on a appelé l'accord maudit de Naivasha de 2005, et les mêmes dirigeants sont ceux qui ont créé les forces de soutien rapide pour effectuer la même sale besogne, comme cela se produit actuellement au Darfour, en préparant le démembrement et la sécession, également sous le patronage et la supervision américains.
Malheureusement, ces milices sont créées soit sous le patronage et la supervision des dirigeants collaborateurs, soit au vu et au su de tous. Voici que les milices se multiplient abondamment dans le nord, l'est et l'ouest du Soudan avec le soutien du chef de l'armée et de son gouvernement.
Sans les nombreuses plaintes des habitants des différentes localités de Khartoum concernant les vols et pillages à grande échelle commis par des éléments de l'armée et des groupes qui la soutiennent, ainsi que par des éléments incontrôlés, profitant du vide sécuritaire et de la faible efficacité des forces de police, le président du Conseil de souveraineté n'aurait pas pris cette décision.
L'origine de ces milices est soit de rejoindre l'armée, auquel cas l'armée est une seule unité sous une seule direction, soit d'être dissoutes et leurs membres mènent leur vie normale comme les autres habitants du pays. L'islam interdit à la nation de se diviser en milices et entités armées. Le Prophète ﷺ dit à propos d'Arfajah ibn As'ad : « Quiconque vient à vous alors que votre affaire est unie sous un seul homme, voulant briser votre unité ou diviser votre communauté, tuez-le. » Rapporté par Muslim.
La prolifération de ces milices est l'une des manifestations de l'absence de l'État islamique du Califat bien guidé selon la méthode prophétique, qui, s'il était établi, aurait une armée forte, redoutée et unie.
C'est le devoir de la nation aujourd'hui : rétablir cette grande obligation : le Califat bien guidé selon la méthode prophétique. Le Prophète ﷺ dit : « Car quiconque d'entre vous vivra après moi verra beaucoup de divergences, alors attachez-vous à ma Sunna et à la Sunna des califes bien guidés et bien dirigés, mordez dessus avec vos molaires. » Rapporté par Abou Daoud, al-Tirmidhi, Ibn Majah et Ahmad.
Écrit pour la radio du Bureau des médias centraux du Hizb ut-Tahrir
Mohammad Jameh (Abou Ayman)
Assistant du porte-parole officiel du Hizb ut-Tahrir dans l'État du Soudan
Source : Le Radar
