
2025-09-12
Le radar : Le Soudan vers une guerre de longue durée...
Par le professeur/Ihab Al-Nakhli
Ce qui se passe actuellement, comme le ciblage des infrastructures, tel que les frappes de drones sur les centrales électriques à Omdourman et les sites de fabrication militaire, fait partie d'une stratégie systématique suivie par la milice, en particulier après ses lourdes pertes à Al-Fasher et son retrait de Khartoum.
Stratégie de soutien rapide :
Guerre d'usure et frappes qualitatives
Le retrait de Khartoum n'était pas la fin de la milice, mais un repositionnement vers le Darfour et le Kordofan, où se trouvent le vivier social et l'extension géographique.
Frapper les infrastructures telles que l'électricité, l'eau et les communications vise à perturber l'armée, à semer le chaos et à affaiblir le moral des civils.
L'utilisation de drones est devenue une arme efficace entre les mains de la milice, surtout après avoir perdu le contrôle sur le terrain dans les grandes villes.
Khartoum peut-elle être ciblée à nouveau ?
Oui, et selon les derniers rapports, le soutien rapide pourrait recourir à
de nouvelles frappes aériennes sur des installations vitales de la capitale, surtout avec le retour des personnes déplacées et les cris de « retour volontaire », des opérations d'infiltration limitées ou des explosions internes par le biais de cellules dormantes, dans le but de déstabiliser et de montrer que la guerre n'est pas terminée.
Guerre médiatique et psychologique pour saper la confiance dans la capacité de l'armée à sécuriser la capitale.
Et la question qui se pose
Où va la boussole de la situation au Soudan ?
La situation évolue vers une nouvelle phase de la guerre, caractérisée par un stationnement au Darfour et au Kordofan où la milice cherche à reconstruire ses forces et à annoncer un gouvernement parallèle au Darfour.
– La préparation de l'armée à une bataille décisive – Les déclarations de Burhan et des dirigeants de l'État indiquent l'intention de régler la bataille dans l'ouest du Soudan après la saison des pluies.
– Augmentation des dissensions au sein du soutien rapide – Il existe des indications de désintégration interne, de fuite de recrues et de déclin du vivier tribal.
– Interventions étrangères potentielles – Le maintien du soutien extérieur à la milice à travers les frontières pourrait prolonger la durée de la guerre.
En fin de compte, la guerre n'est pas terminée, mais ses outils et ses lieux ont changé. Et si le Soudan veut sortir de ce tunnel, il aura besoin d'un règlement militaire réel et d'une solution politique globale, en adoptant des chefs de l'armée pour le projet de la nation du califat bien guidé, que cela soit sincère envers Dieu seul, qui mérite louange, remerciements et éloges.
Source : Al-Radar
