
24-9-2025
Le radar : L'absence du rôle de l'État face à la catastrophe sanitaire
Par le professeur/Ihab Al-Nakhli
Dengue et paludisme
Face à la propagation de la dengue et du paludisme au Soudan, les caractéristiques d'une grave crise sanitaire se révèlent, révélant l'absence du rôle actif du ministère de la Santé et l'incapacité de l'État à faire face à une épidémie qui tue des vies jour après jour. Malgré les progrès scientifiques et technologiques en pathologie, les faits sont révélés et la corruption apparaît.
Absence d'un plan clair :
Bien que le nombre d'infections dépasse les milliers et que des décès en gros soient enregistrés selon certaines sources médiatiques, le ministère de la Santé n'a pas annoncé de plan clair pour lutter contre l'épidémie. On observe un manque de coordination entre les organismes de santé et un manque de vision prospective dans la gestion des crises épidémiques.
Effondrement des chaînes d'approvisionnement médicales
Même les médicaments les plus simples comme le "Panadol" sont devenus rares dans certaines régions, ce qui reflète un effondrement des chaînes d'approvisionnement et un manque de contrôle sur la distribution des médicaments, à un moment où l'on a besoin des outils de soulagement et de soutien les plus simples.
Absence de sensibilisation communautaire
Il n'existe pas de campagnes médiatiques efficaces pour sensibiliser les gens aux moyens de se protéger des moustiques ou de reconnaître les symptômes de la maladie, ce qui augmente la propagation de l'infection et affaiblit la capacité de la communauté à se protéger.
Faiblesse de l'infrastructure sanitaire
Les hôpitaux souffrent d'une grave pénurie de personnel médical et d'équipement, voire d'outils de diagnostic de base, ce qui rend la réponse à l'épidémie lente et aléatoire et met la vie de milliers de personnes en danger.
Comment les autres pays ont-ils géré les épidémies ?
Brésil :
– A lancé des campagnes de pulvérisation au sol et aériennes à l'aide de pesticides modernes.
– A distribué des moustiquaires et activé des campagnes de sensibilisation communautaire.
– A fourni des médicaments de toute urgence dans les zones touchées.
Bangladesh :
– A créé des centres d'urgence temporaires dans les quartiers pauvres.
– A mis à disposition des lignes directes pour les signalements et des équipes d'intervention mobiles.
France :
– A activé des systèmes d'alerte précoce.
– A intensifié la surveillance des moustiques vecteurs et lancé des campagnes de sensibilisation locales.
La santé est l'une des obligations les plus importantes et la responsabilité de l'État est totale
Le Soudan manque toujours de mécanismes efficaces de détection et de signalement, ce qui rend les chiffres réels bien plus élevés que ceux annoncés et complique davantage la crise. La crise sanitaire actuelle est le résultat direct de l'absence d'un rôle actif de l'État dans les soins de santé, qui place la vie humaine au premier rang de ses priorités, un État qui applique l'islam et applique le dicton d'Omar Ibn Al-Khattab, que Dieu l'agrée : "Si un mulet trébuche en Irak, Dieu m'interrogera à ce sujet le jour du Jugement dernier".
Solutions proposées
– Mettre en place un système de santé qui craint Dieu en premier lieu dans la vie humaine et qui soit efficace, qui ne soit pas soumis au partage ou à la corruption.
– Fournir des soins de santé gratuits, considérés comme un droit fondamental pour tous les sujets. Et annuler les licences des hôpitaux privés et interdire les investissements dans le domaine de la médecine.
– Activer le rôle de la prévention avant le traitement, grâce à des campagnes de sensibilisation et de lutte contre les moustiques.
– Restructurer le ministère de la Santé pour qu'il soit responsable de la vie des gens, et pas seulement un organisme administratif.
– Adopter un système politique qui place la vie humaine au-dessus des intérêts économiques et politiques.
– Rompre les liens avec les organisations criminelles et la mafia des médicaments.
Dans l'histoire des musulmans, les hôpitaux étaient construits pour servir les gens gratuitement, gérés avec une grande efficacité et financés par le trésor public, et non par les poches des gens. Les soins de santé faisaient donc partie de la responsabilité de l'État, et non une faveur ou un commerce.
Ce qui se passe aujourd'hui au Soudan, la propagation des épidémies et l'absence de l'État de la scène, est un signe avant-coureur qu'on ne peut ignorer. Ce qui est demandé n'est pas seulement de fournir du Panadol, mais de créer un véritable État providence qui se soucie de la vie humaine et traite les racines de la crise, pas ses symptômes, un État conscient de la valeur de l'être humain et de sa vie et du but pour lequel il a été trouvé, qui est l'adoration de Dieu seul. Et l'État islamique est le seul capable de traiter les questions de soins de santé grâce au système de santé qui ne peut être mis en œuvre que sous l'État du deuxième califat bien guidé sur la voie de la prophétie, qui sera bientôt établi, si Dieu le veut.
﴿Ô vous qui croyez ! Répondez à Dieu et au Messager lorsqu'il vous appelle à ce qui vous fait vivre﴾
Source : Le Radar
