
2025-07-04
Le radar : La stabilité ne peut être atteinte que sous un État du Califat
par M./Ibrahim Othman (Abou Khalil)
Le président du Conseil de souveraineté soudanais et commandant en chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Burhan, a affirmé que le Soudan avait franchi des étapes fondamentales vers la stabilité civile et démocratique, en nommant un Premier ministre civil pour le gouvernement de transition, considérant cette étape comme une expression claire d’une volonté nationale de reconstruire les institutions de l’État sur des bases civiles globales. (Actualités du Soudan, 1/7/2025)
Al-Burhan parle du début d’étapes fondamentales vers la stabilité civile et démocratique, grâce à la nomination d’un Premier ministre civil, ce qui signifie la nomination du Dr. Kamel Idris, qui a été nommé Premier ministre le 19/5/2025, avec pleins pouvoirs, comme on l’a dit, et a prêté serment le 31/5/2025, et on a dit qu’il formerait son gouvernement sans l’intervention de personne, et qu’il formerait le gouvernement avant la fin du mois de juin 2025, et cette démarche d’Al-Burhan visait à conférer une légitimité à son régime militaire, face à la demande d’un gouvernement civil, et voici que la période annoncée par le Premier ministre Kamel Idris, pour former un gouvernement sans ingérence avant la fin du mois dernier, est révolue, et voici que le mois est passé et le gouvernement que Kamel Idris a appelé le gouvernement de l’espoir n’a pas été formé, et la principale raison en est l’insistance des ministres des mouvements armés alliés aux militaires depuis 2020, après la signature de ce qu’on appelle l’accord de paix de Juba, leur insistance à rester à leurs postes sans changement, car l’accord de Juba leur donne 25 % du pouvoir.
La controverse a commencé tout au long de la période écoulée, et se poursuit encore, concernant la part de ces mouvements, en particulier Justice et égalité (Jibril) et le Mouvement de libération du Soudan (Minawi), et ce qui se passe confirme que le pouvoir pour ceux qui gouvernent le Soudan, anciens et nouveaux, n’est qu’un butin et un gâteau qui doivent être partagés entre eux, et c’est pourquoi la lutte s’intensifie pour que chaque équipe prenne sa part, ce qui anéantit les propos d’Al-Burhan sur la stabilité tant que leur compréhension du pouvoir est qu’il s’agit d’un butin et d’un gâteau.
La situation ne changera pas, que le gouvernement soit civil ou militaire, tant que la mentalité des militaires, des politiciens et autres ne changera pas concernant le concept de pouvoir, et qu’ils sachent que l’islam a déterminé que le pouvoir est un dépôt et une responsabilité, et que c’est un droit de la nation qu’elle donne à ceux qui la gouvernent conformément au Livre d’Allah et à la Sunna de Son Messager ﷺ, et prennent soin de ses affaires avec justice et équité, dans un État que l’islam a défini comme un califat selon la voie prophétique ; le Prophète ﷺ dit à propos du pouvoir : « C’est un dépôt et c’est le jour de la Résurrection un déshonneur et un regret, sauf pour celui qui le prend à juste titre et s’acquitte de ce qui lui incombe », et il dit, que la prière et la paix soient sur lui : « L’imam qui est sur le peuple est un berger et il est responsable de son troupeau », donc Al-Burhan et tous les politiciens, s’ils étaient sérieux et désireux de la stabilité du Soudan, devraient revenir aux règles du grand islam et établir le deuxième califat bien guidé selon la voie prophétique et rejeter les régimes de l’Occident mécréant colonisateur.
Écrit pour la radio du Bureau des médias centraux du Hizb ut-Tahrir
Ibrahim Othman (Abou Khalil)
Porte-parole officiel du Hizb ut-Tahrir dans l’État du Soudan
Source : Le radar
