
24/06/2025
Le radar : Mohammed Jameh (Abou Ayman) écrit… Pour une guerre au Soudan et la mise en œuvre d’un plan d’érosion lente
Dans un rapport de Sudan Tribune daté du mercredi 18/06/2025 et intitulé : « La guerre du désert et des frontières embrase le Soudan et suscite des craintes d’ingérence étrangère », on pouvait lire : « La prise de contrôle par les Forces de soutien rapide de la région de Jebel Uweinat et du triangle frontalier stratégique entre le Soudan, l’Égypte et la Libye constitue une orientation différente en termes de positionnement et de sécurisation des approvisionnements. »
La guerre au Soudan entre l’armée et les Forces de soutien rapide a terminé son troisième mois de sa troisième année sans être décisive pour aucune des parties, mais il est clair que les deux parties rivalisent pour s’emparer de nouvelles zones et se retirer d’autres de manière suspecte et frappante, comme c’est le cas pour le retrait des Forces de soutien rapide de Khartoum, puis la prise de contrôle de la ville d’An-Nahud et d’un certain nombre de villes du Kordofan occidental, et le retrait de l’armée de celle-ci et d’un certain nombre de villes et d’États, dont le dernier est le triangle frontalier stratégique entre le Soudan, l’Égypte et la Libye.
Mais une question est restée en suspens dans l’esprit des Soudanais : pourquoi les dirigeants de l’armée ne veulent-ils pas gagner cette bataille ?! Et quel est le rapport avec les guerres de quatrième ou cinquième génération ?!
Il est devenu clair pour tous les observateurs que cette guerre a un ordre du jour particulier révélé par les retraits suspects et le fait de ne pas desserrer le frein que les membres de l’armée ont demandé à plusieurs reprises, mais qu’ils n’ont pas trouvé d’oreilles attentives de la part des dirigeants liés à l’Amérique en particulier.
En effet, la guerre vise un plan américain sale visant à frapper l’influence britannique représentée par les forces civiles dirigées par l’ancien Premier ministre Abdallah Hamdok, puis le projet de division du Soudan qui se déroule à Darfour à un rythme soutenu. Que Dieu fasse échouer leur plan et déçoive leurs espoirs. Tout ce qui se passe explique la prolongation de la guerre malgré l’absence de raisons convaincantes à son déclenchement ou à sa poursuite par tous les moyens et méthodes. Mais le professeur Max Manwaring, expert en stratégie militaire à l’Institut d’études du Collège de guerre américain, l’a exprimé dans la conférence diffusée sur YouTube à laquelle ont été invités de hauts gradés de l’OTAN et l’armée des Juifs en 2018.
Cette conférence révèle ce qui se passe au Soudan en termes de conflit entre civils et militaires, et de guerre entre l’armée et les Forces de soutien rapide.
Le professeur Max a commencé sa conférence en disant que « la méthode des guerres traditionnelles est devenue obsolète, et la nouveauté est la quatrième génération de guerre » !!
Il a dit textuellement : « Le but n’est pas de détruire l’institution militaire d’une nation, ni de détruire sa capacité militaire, mais le but est l’épuisement et l’érosion lente, mais constante. Notre objectif est de forcer l’ennemi à se soumettre à notre volonté » ! Et il ajoute : « Le but est de déstabiliser », « et cette déstabilisation est mise en œuvre par des citoyens du pays ennemi pour créer un État en faillite… Et là, nous pouvons contrôler… Et cette opération est mise en œuvre par étapes… lentement et calmement et en utilisant les citoyens du pays ennemi, votre ennemi se réveillera mort… » !
Ce qui est le plus frappant dans cette conférence, c’est l’expression : « l’épuisement et l’érosion lente ». L’érosion lente signifie semer la ruine et le chaos dans les villes, transformer les gens en troupeaux errants et paralyser la capacité du pays ennemi à satisfaire les besoins fondamentaux… où il dit : « Dans ce type de guerre, vous pouvez voir des enfants ou des personnes âgées tués, ne vous inquiétez pas » !
Et il dit : « La stratégie d’épuisement signifie transférer la guerre d’un front à l’autre, et d’une terre à l’autre, et épuiser toutes les capacités de l’État ennemi par étapes espacées, et faire en sorte que « l’État ennemi » se batte sur plusieurs fronts encerclés par des hyènes locales de toutes parts, et planifier de chauffer un front et d’en calmer un autre, c’est-à-dire continuer à gérer la crise et non à la résoudre », fin de citation.
C’est ce qui se passe actuellement dans la guerre au Soudan ; il y a des hyènes, des renards et des serpents qui mènent la guerre et ne veulent pas que cette guerre se termine tant qu’elle n’a pas atteint son ordre du jour américain ; cela est mis en œuvre par des agents américains des dirigeants des forces armées de l’armée et des Forces de soutien rapide.
Cette hémorragie du pays ne s’arrêtera que lorsque le peuple soudanais prendra conscience de ce plan criminel désastreux et prendra en main ces agents et coupera l’influence de l’Amérique et d’autres pays coloniaux, et cela ne sera possible qu’en établissant un État califal rationnel sur le modèle de la prophétie. C’est le devoir des dirigeants fidèles de l’armée au Soudan ; de frapper d’une main de fer les agents et de donner la victoire aux fidèles fils de la nation pour établir un État califal rationnel sur le modèle de la prophétie, car il contient l’issue et le salut. D’après al-’Arbad ibn Sariya, d’après le Prophète ﷺ qui a dit : « Quiconque d’entre vous vivra verra beaucoup de divergences, alors tenez-vous-en à ma Sunna et à la Sunna des califes bien guidés, mordez-y avec vos molaires », rapporté par Abou Daoud et Ahmed.
Il faut savoir que l’établissement du califat est une obligation, et celui qui tarde à l’établir est coupable. D’après Abdallah ibn Omar, que Dieu les agrée tous les deux, d’après le Prophète ﷺ qui a dit : « Quiconque meurt sans avoir prêté allégeance meurt d’une mort d’ignorance », rapporté par Muslim.
Écrit pour la radio du Bureau des médias centraux du Hizb ut-Tahrir
Mohammed Jameh (Abou Ayman)
Assistant du porte-parole officiel du Hizb ut-Tahrir dans l’État du Soudan
Source : Le Radar
