Intégrer les FDS dans les institutions de l'État syrien... Une erreur politique aux conséquences graves
Nouvelles :
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad al-Chibani, a déclaré samedi 18/10/2025 que l'absence des Forces démocratiques syriennes au sein des institutions de l'État creuse le fossé entre elles et l'État. Dans une interview accordée à la chaîne d'information syrienne, il a ajouté que le président Ahmed al-Charaa est soucieux de faire des Forces démocratiques syriennes une partie essentielle de l'avenir de la Syrie.
Commentaire :
L'acceptation par le gouvernement syrien de l'adhésion des Forces démocratiques syriennes, connues sous le nom de « FDS », à la structure de l'État est une grave erreur politique, qui ne révèle pas la mentalité d'un homme d'État. Cette milice séparatiste, aux idées athées hostiles à la religion, ne représente pas la culture du peuple syrien. Elle ne fait pas partie de la révolution syrienne et n'exprime pas la lutte du peuple syrien dans sa quête de libération de l'emprise du régime déchu d'Assad. Au contraire, les FDS ont été une aide pour le régime criminel, qui l'a armée depuis 2012 pour combattre la révolution et empêcher les révolutionnaires de prendre le contrôle des régions de l'est de la Syrie. De nombreux combattants sincères sont tombés en martyrs à ses mains pendant les années de la révolution, et même après la chute d'Assad, comme en témoigne l'incident des quartiers d'Ashrafiya et de Sheikh Maqsoud le 07/10/2025, où plusieurs membres des forces de sécurité intérieure syriennes ont été tués et blessés lors d'une attaque de la milice contre des postes de contrôle gouvernementaux dans la région.
Traiter les FDS comme un partenaire potentiel dans la gestion du pays, c'est légitimer leurs actes criminels commis contre les habitants des zones sous leur influence à Hassaké, Raqqa et Deir ez-Zor, qu'il s'agisse d'arrestations arbitraires, d'enlèvements de jeunes filles pour les enrôler militairement, d'accaparement des richesses ou d'imposition d'idées séparatistes et marxistes dans l'enseignement, des actes que les organisations de défense des droits de l'homme documentent de manière continue. Quiconque réfléchit à ces actes constate qu'ils ne diffèrent pas des pratiques du régime déchu d'Assad, et c'est pourquoi les révolutionnaires considèrent les FDS et le régime comme les deux faces d'une même pièce. Par conséquent, l'intégration de cette milice dans les institutions de l'État revient à approuver l'intégration de la quatrième division et des renseignements aériens (appartenant à la bande d'Assad auparavant) dans les institutions de l'armée et de la sécurité.
Il ne fait aucun doute que le gouvernement syrien traite les FDS avec une approche de confinement et d'acceptation en raison du désir de l'Amérique, car les FDS la servent, et elles sont un partenaire dans la lutte contre l'islam, elle veut donc les récompenser en en faisant une force naturelle dans l'appareil gouvernemental. Mais ce que les dirigeants de la Syrie doivent comprendre, c'est qu'avec cette démarche, l'Amérique ne vise pas à instaurer la stabilité en Syrie et à mettre fin à la guerre comme elle le prétend, mais elle veut affaiblir l'État en rassemblant des blocs contradictoires au pouvoir, et ce faisant, elle s'assure qu'aucun pouvoir fort ne se crée en Syrie, et elle peut, quand elle le souhaite, inciter les FDS à se retirer du gouvernement, et à créer des tensions et des guerres qui brisent le dos du pays et épuisent ses habitants.
La seule option pour traiter avec les FDS est l'option militaire. Le gouvernement doit éliminer cette milice par la force et débarrasser les habitants de l'est de la Syrie de ses maux, sans se soucier de la colère ou de la satisfaction de l'Amérique, car elle ne doit avoir ni opinion, ni influence, ni rôle en Syrie. C'est un pays considéré comme une référence en matière de criminalité, et un modèle de sabotage. Son soutien à Bachar a été l'une des principales raisons de son maintien au pouvoir jusqu'en 2024. Les dirigeants de la Syrie doivent lui tourner le dos, et se souvenir de ce que le président égyptien Hosni Moubarak a dit un jour : « Celui qui se couvre de l'Amérique est nu ».
Écrit pour la radio du Bureau central d'information du Hizb ut-Tahrir
Ahmed Saad