Il n'y a de stabilité que sous l'État du Califat
Nouvelle:
Le président du Conseil de souveraineté soudanais et commandant en chef de l'armée, le lieutenant-général Abdel Fattah al-Burhan, a affirmé que le Soudan avait entamé des démarches essentielles vers la stabilité civile et démocratique, en nommant un Premier ministre civil pour le gouvernement de transition, considérant cette étape comme une expression claire d'une volonté nationale de reconstruire les institutions de l'État sur des bases civiles globales. (Actualités du Soudan, 01/07/2025)
Commentaire:
Al-Burhan parle du début de mesures fondamentales vers la stabilité civile et démocratique, à travers la nomination d'un Premier ministre civil, et il entend par là la nomination du Dr Kamel Idriss, qui a été nommé Premier ministre le 19/05/2025, comme on l'a dit avec tous les pouvoirs, et a prêté serment constitutionnel le 31/05/2025, et il a été dit qu'il formerait son gouvernement sans l'intervention de personne, et qu'il formerait le gouvernement avant la fin de juin 2025. Cette démarche d'Al-Burhan visait à légitimer son régime militaire, face à la demande d'un gouvernement civil. La période annoncée par le Premier ministre Kamel Idriss pour former un gouvernement sans ingérence avant la fin du mois dernier est maintenant écoulée, et le mois est passé sans que le gouvernement que Kamel Idriss a appelé le gouvernement de l'espoir ne soit formé. La raison principale en est l'insistance des ministres des mouvements armés alliés à l'armée depuis 2020, après la signature de ce qui a été appelé l'accord de paix de Juba, leur insistance à rester à leurs postes sans changement, car l'accord de Juba leur accorde 25 % du pouvoir.
La controverse a commencé tout au long de la période écoulée, et se poursuit, concernant la part de ces mouvements, en particulier la Justice et l'Égalité (Gabriel) et le Mouvement de libération du Soudan (Minawi). Ce qui se passe confirme que le pouvoir pour ceux qui gouvernent le Soudan, hier et aujourd'hui, n'est qu'un butin et un gâteau qui doit être partagé entre eux, et c'est pourquoi la lutte s'intensifie pour que chaque équipe prenne sa part, ce qui anéantit le discours d'Al-Burhan sur la stabilité tant que leur compréhension du pouvoir est qu'il s'agit d'un butin et d'un gâteau.
La situation ne changera pas, que le gouvernement soit civil ou militaire, tant que la mentalité des militaires, des politiciens et autres ne changera pas concernant le concept de pouvoir, et qu'ils sachent que l'islam a déterminé que le pouvoir est un dépôt et une responsabilité, et que c'est un droit pour la nation qu'elle accorde à celui qui la gouverne par le Livre d'Allah et la Sunna de Son Messager ﷺ, et qui prend soin de ses affaires avec justice et équité, dans le cadre d'un État que l'islam a défini comme un califat selon la méthode de la prophétie ; Le Prophète ﷺ dit à propos du pouvoir : « C'est un dépôt et c'est le jour de la résurrection un déshonneur et un regret, sauf pour celui qui le prend avec son droit et s'acquitte de ce qu'il doit », et il dit que la paix et les bénédictions soient sur lui : « L'imam qui est sur les gens est un berger et il est responsable de son troupeau ». Al-Burhan et tous les politiciens, s'ils sont sérieux et soucieux de la stabilité du Soudan, doivent revenir aux grandes règles de l'islam et établir le deuxième État du califat vertueux selon la méthode de la prophétie et rejeter les régimes de l'Occident infidèle et colonisateur.
Écrit pour la radio du Bureau des médias centraux du Hizb ut-Tahrir
Ibrahim Othman (Abu Khalil)
Porte-parole officiel du Hizb ut-Tahrir dans l'État du Soudan