
2025-06-14
Réfugiés : Un jeune Jordanien perd son œil gauche après avoir été arrêté et torturé pour avoir soutenu Gaza
Le jeune jordanien Hamza Bani Issa, originaire du gouvernorat d'Irbid, a complètement perdu son œil gauche à la suite d'une agression qualifiée de brutale lors de son arrestation par les autorités de sécurité jordaniennes, en raison de publications de solidarité qu'il a publiées avec la bande de Gaza et de ses critiques à l'égard de la lâcheté arabe face au génocide dont sont victimes les Palestiniens depuis le 7 octobre 2023.
Selon un communiqué publié par la famille du jeune homme, et publié par la plateforme des droits de l'homme "Ahrar", une importante force de sécurité a pris d'assaut le domicile de Hamza dans les dix derniers jours du Ramadan, le lundi 24 mars 2025, et l'a arrêté après avoir fouillé la maison et confisqué les appareils électroniques lui appartenant, ainsi qu'à sa femme, et l'a emmené au poste de sécurité d'Irbid Est.

Le lendemain, alors qu'il se trouvait à l'intérieur du centre, un certain nombre d'agents de la sécurité préventive lui ont demandé de se déshabiller pour le fouiller nu, ce qu'il a refusé de faire de cette manière, et a demandé que cela se fasse dans un endroit discret par respect pour les règles de la charia, mais les agents de sécurité l'ont roué de coups alors qu'il avait les mains liées, ce qui a entraîné l'éclatement de son globe oculaire gauche et la sortie de son cristallin, comme l'a confirmé sa famille.
Le communiqué familial a précisé que Hamza a été immédiatement transféré à l'hôpital Princesse Basma pour une opération de réparation, mais les examens ultérieurs ont révélé un décollement complet de la rétine, ce qui a entraîné une perte totale de la vue de l'œil gauche, comme le confirment des rapports médicaux officiels publiés par la plateforme des droits de l'homme "Ahrar" dans le cadre de sa documentation de l'incident.

La famille a déclaré que certains agents de sécurité avaient dit à Hamza qu'ils enregistreraient ce qui s'était passé comme une "résistance aux hommes de la sécurité", dans une tentative de dissimuler le crime. Malgré l'ampleur de la violation, le procureur général de la police a empêché le procès des agents de sécurité impliqués dans l'agression, comme l'ont confirmé les parents.
Le jeune homme arrêté a ensuite été présenté devant la Cour de sûreté de l'État, qui a renvoyé son affaire au procureur général civil, en raison de son incompétence, où il a été accusé de trois chefs d'accusation : appartenance à une association illégale (Hizb ut-Tahrir), distribution de publications relatives aux événements de Gaza, ainsi que d'avoir commis des actes susceptibles de perturber les relations avec des pays étrangers.
Cet incident s'inscrit dans une série de violations dont sont victimes des militants jordaniens qui ont exprimé leur solidarité avec le peuple palestinien, à un moment où la répression et les arrestations contre les participants au mouvement populaire de solidarité avec Gaza s'intensifient, au milieu des appels des organisations de défense des droits de l'homme à abroger la loi sur les "crimes électroniques" et à mettre fin à la répression des libertés.
Source : Réfugiés

