Revue de l'actualité 13-07-2025
Pour contrer l'ambiguïté de Trump... Une alliance nucléaire attendue entre la France et la Grande-Bretagne
Al Jazeera Net, 11/07/2025 - La visite du président français Emmanuel Macron au Royaume-Uni n'était pas simplement une occasion de surmonter les effets du Brexit et de rétablir les relations bilatérales, mais elle a révélé des transformations plus profondes dans le cours des relations euro-atlantiques, notamment les efforts visant à former un front défensif européen capable de combler tout vide que Washington pourrait laisser en matière de garantie de la sécurité nationale européenne.
Alors que Macron a affirmé devant le Parlement britannique que son pays aspirait à construire un nouveau partenariat avec Londres fondé sur le principe de l'indépendance par rapport à l'hégémonie américaine et chinoise, les champs de bataille en Ukraine lançaient des avertissements croissants concernant la menace russe, ce qui a renforcé les demandes d'élévation de la coopération franco-britannique à un nouveau niveau stratégique.
Le dossier nucléaire était en tête de l'ordre du jour de la rencontre entre Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer, dans le contexte d'une orientation française visant à renforcer un parapluie nucléaire européen indépendant de la protection américaine. Les deux dirigeants ont annoncé un accord sur la coordination des mouvements des arsenaux nucléaires de leurs deux pays pour faire face à toute menace imminente pesant sur leurs intérêts vitaux.
Starmer a confirmé après ses entretiens avec Macron que les deux parties étaient confrontées à des défis de sécurité communs et se préparaient à une intervention nucléaire coordonnée si nécessaire, tout en maintenant l'indépendance de leurs arsenaux.
De son côté, le ministre britannique de la Défense, John Healey, a souligné que ce partenariat nucléaire "envoie un message clair aux adversaires", à savoir que Paris et Londres sont unis face à toute menace stratégique.
Macron avait précédemment exprimé la volonté de son pays de déployer des avions nucléaires en Allemagne, une démarche qui reflète l'érosion de la confiance européenne dans les garanties américaines, d'autant plus qu'il y a environ 100 têtes nucléaires américaines dans des bases en Allemagne, qui ne représentent plus un élément de réassurance comme auparavant.
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Khamenei : Nous sommes capables d'atteindre des sites américains importants dans la région
Al-Arabiya, 12/07/2025 - Dans un discours qui n'a pas été confirmé par les actions iraniennes contre le soutien américain à l'entité juive dans sa dernière guerre contre l'Iran, mais plutôt par la participation directe de l'Amérique à l'opération militaire, le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a déclaré samedi sur la plateforme X que son pays avait la capacité d'atteindre, quand il le souhaite, des sites américains importants dans la région.
Il a estimé que l'attaque contre la base américaine d'Al-Udeid et les dommages qu'elle a subis n'étaient pas un petit incident, mais plutôt un coup dur susceptible de se répéter, selon ses dires. L'Iran aurait pu porter des coups durs à de nombreuses bases militaires américaines, mais il ne l'a pas fait et s'est contenté de porter un coup symbolique à la base d'Al-Udeid, que Trump a remercié pour sa méthode d'exécution car elle avait informé l'Amérique avant le coup !
L'Iran considère que la frappe d'un missile sur le dôme de la base, approuvée par le Pentagone, est un grand acte, tandis que Trump affirme que les frappes américaines sur les installations de Fordo, d'Ispahan et de Natanz ont largement détruit ces installations.
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Le président libanais évoque la possibilité d'une normalisation avec l'entité juive
CNN Arabic, 11/07/2025 - Le président libanais Joseph Aoun a déclaré vendredi qu'il n'y avait pas de possibilité de normaliser les relations entre son pays et l'entité juive pour le moment, laissant la question au futur proche.
Il a parlé de la préparation du pays à la normalisation avec l'entité juive selon les conditions de l'entité et de l'Amérique, soulignant que "la décision d'exclusivité des armes a été prise et est irréversible car elle est l'un des principaux titres de la souveraineté nationale, et son application tiendra compte de l'intérêt de l'État et de la stabilité de la sécurité en son sein, afin de préserver la paix civile d'une part, et l'unité nationale d'autre part", notant que "la réponse des factions libanaises et leur coopération avec l'État est un facteur nécessaire pour protéger le pays et le fortifier et faire face à ce qui peut être planifié contre lui en termes de complots".
Concernant la préparation du pays à la normalisation, le président libanais a estimé que "l'évolution des circonstances que traverse la région facilite la recherche de solutions appropriées aux questions délicates auxquelles sont confrontés les Libanais, notamment la question des armes", soulignant que "la décision de guerre et de paix relève de la compétence du Conseil des ministres, qui voit où est l'intérêt du Liban et agit sur cette base".
Joseph Aoun a déclaré aux membres de la délégation que "l'application de la résolution 1701 dans la région du sud du Litani est assurée par l'armée libanaise en coopération avec les forces internationales opérant dans le sud (FINUL)". En réponse à une autre question, le président Aoun a fait la distinction entre la paix et la normalisation, considérant que "la paix est un état de non-guerre et c'est ce qui nous importe au Liban à l'heure actuelle. Quant à la question de la normalisation, elle n'est pas mentionnée dans la politique étrangère libanaise actuelle". En d'autres termes, il cherche à fournir ses conditions telles que le désarmement, puis l'entité juive l'accepte sur la voie de la normalisation.

